En ces jours où nous avons relégué aux oubliettes le rapport de la commission Parent, duquel nous héritons de la création des Cégeps et du réseau public des Universités du Québec, il devient plus difficile de prôner la gratuité scolaire à tous les niveaux de façon absolue.
Parlez-en à l’Unesco, la Conférence mondiale de l’éducation de même qu’à nos dirigeants politiques de droite (pléonasme) qui jouent avec le terme d’accessibilité aux études post-secondaire comme des enfants essayant d’utiliser un nouveau mot fraichement appris, sans nécessairement savoir de quoi il en retourne…
Habiles dans l’art de la démagogie, politiciens-politiciennes, recteurs-rectrices, s’avèrent de très bon magiciens lorsqu’il s’agit de transformer un projet de société qu’est la gratuité post-secondaire en véritable échec. Ainsi, en quelques lignes bien pesées, nous pouvons passer du concept de gratuité à celui d’accessibilité universelle et d’accessibilité universelle à celui d’équité…
Voilà pour les adeptes d’ Animal Farm de George Orwell:
“Nous pronons la gratuité scolaire et ce, à tous les niveaux”.
” La gratuité post-secondaire de doit pas nuire à la gratuité de l’école primaire et secondaire”.
“La gratuité post-secondaire nuit à la gratuité de l’école primaire et secondaire.”
“Nous pronons l’accessibilité scolaire pour tous, et ce à tous les niveaux.”
“En aucun temps, les frais de scolarité de ne devront nuire à l’accessibilité.”
“De nombreuses études canadiennes prouvent que l’augmentation des frais de scolarité n’ont pas nuit à l’accessibilité.”
“Nous prônons l’équité des chances dans la juste compétitvité dans un soucis de performance, et ce à tous les niveaux.”
“Nous prônons la juste compétivité, et ce à tous les niveaux.”
“Nous prônons la compétivité dans un soucis de performance, et ce à tous les niveaux.”
“Nous prônons la compétivité, la performance, l’efficacité, coûte que coûte.”
“…”