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En ces jours où nous avons relégué aux oubliettes le rapport de la commission Parent, duquel nous héritons de la création des Cégeps et du réseau public des Universités du Québec, il devient plus difficile de prôner la gratuité scolaire à tous les niveaux de façon absolue.

Parlez-en à l’Unesco, la Conférence mondiale de l’éducation de même qu’à nos dirigeants politiques de droite (pléonasme) qui jouent avec le terme d’accessibilité aux études post-secondaire comme des enfants essayant d’utiliser un nouveau mot fraichement appris, sans nécessairement savoir de quoi il en retourne…

Habiles dans l’art de la démagogie, politiciens-politiciennes, recteurs-rectrices, s’avèrent de très bon magiciens lorsqu’il s’agit de transformer un projet de société qu’est la gratuité post-secondaire en véritable échec. Ainsi, en quelques lignes bien pesées, nous pouvons passer du concept de gratuité à celui d’accessibilité universelle et d’accessibilité universelle à celui d’équité…

Voilà pour les adeptes d’ Animal Farm de George Orwell:

“Nous pronons la gratuité scolaire et ce, à tous les niveaux”.

” La gratuité post-secondaire de doit pas nuire à la gratuité de l’école primaire et secondaire”.

“La gratuité post-secondaire nuit à la gratuité de l’école primaire et secondaire.”

“Nous pronons l’accessibilité scolaire pour tous, et ce à tous les niveaux.”

“En aucun temps, les frais de scolarité de ne devront nuire à l’accessibilité.”

“De nombreuses études canadiennes prouvent que l’augmentation des frais de scolarité n’ont pas nuit à l’accessibilité.”

“Nous prônons l’équité des chances dans la juste compétitvité dans un soucis de performance, et ce à tous les niveaux.”

“Nous prônons la juste compétivité, et ce à tous les niveaux.”

“Nous prônons la compétivité dans un soucis de performance, et ce à tous les niveaux.”

“Nous prônons la compétivité, la performance, l’efficacité, coûte que coûte.”

“…”

Bon 24 juillet à tous.

Dans l’édition du Devoir en date d’aujourd’hui, était publié un article sur l’armée canayenne; pour faire changement.

Mais cette fois-ci, aucun mot du type “conflit en Afghanistan” n’était prononcé. Eh non, chers lecteurs, il s’agissait des préocupations de l’armée vis-à-vis l’équité de son recrutement.

Armée et équité? Aie-je bien entendu?

Eh oui, madame la lieutnant-colonelle Herrington, responsable des droits de la personne et de la diversité au sein de l’armée (pff), avoue qu’elle a de la difficulté à remplir ses quotats de minorités visibles.

L’armée qui a une politique qui a pour but de faire une place plus grande aux femmes, aux autochtones et aux enfants; oups pas les enfants, c’est vrai. Mais tout de même…

À une époque à laquelle la gestion des services publics sont régis au rythme des politiques néo libérales, l’armée elle, se permet de se préoccuper de sa politique d’intégration sociale…eh ben.

Quoique ya peut-être ben juste l’armée qui a les moyens de s’en préoccuper, à l’argent qu’elle gobe au budget global pour les afghans…

À go on revendique le droit égal pour tous d’aller au front :D

En contexte de guerre impopulaire, c’est de tout de même une belle tentative de couverture médiatique, mais laissez-moi mon scepticisme et mon sourire madame la lieutnant-colonelle…

Mes amis,

J’ai parfois envie de rêver que le plan de mise en oeuvre fédéral pour Kyoto déposé le 13 avril 2005 a un véritable impact politique sur l’environnement.

Hélas! Même les contracteurs immobiliers semblent avoir plus de pouvoir que notre Kyoto canayien.

Dans un scandale estival à saveur trifluvienne, Le Nouvelliste accordait ses pages 4 et 5 sur les enjeux du droit de sécher son linge sua corde.

Au delà de l’apparence quelques peu triviale du sujet de la nouvelle, je dois vous admettre que même sur une corde à linge se cache des enjeux sociaux intéressants, voir scandaleux..

À l’heure où se multiplie les sons de cloche des spécialistes de l’environnement, certaines municipalités du Québec, telle Lorraine, se votent des lois anti-cordes-à linge pour des raisons strictement esthétiques.

Pire encore des contracteurs contournent des lois municipales en exigeant des signatures de contrat comportant sensiblement les même closes: pas le droit d’étendre tes bobettes, c’est pas beau.

Et cela a une valeur légale en plus!?

Dans la foulée des “j’arrose mon asphalette jusqu’à temps qu’à blanchisse” et “j’hydrate mon gazon cinq fois semaine pour qui soit plus vert”, voici maintenant la saga banlieusarde des cordes-à-linge.

Merci aux contracteurs qui ont rien compris,

Merci aux élus qui encore une fois ont peine à mettre leur culotte.

Heureusement il y a de la résistance… à quand celle des bons canayiens?

Eh oui, après m’être fait canné par deux innocents qui trouvaient que les blogs pouvaient avoir autant d’impacts sociopoliticohistoriques que la révolution bolchévique, me voici dans la mêlée avec nul autre que le Fectoscope…pff

Donc, je vais probablement écrire quelques billets par semaines, peut-être aux deux semaines, ou aux mois.

Peut-être vais-je également manquer d’inspiration ou de “temps” et que ce message sera voué à la solitude à tout jamais.

Je crois que c’est assez dire pour le mot de bienvenue,

Allons mes braves, luttons ensemble contre la procrastination !

à suivre…(?!)